De g à d : la secrétaire nationale de l'USL Lydia Hamadene, les secrétaires généraux de l'USL Ryad Rani et de l’Union étudiante Éloïse Lefebvre-Milon et le co-secrétaire général de l'USL Marius Mesnil lors d'un point-presse devant le ministère de l'Education à Paris, le 2 octobre 2026 ( AFP / Ludovic MARIN )
Ils sont en tête de cortège des manifestations, s'expriment devant les caméras ou sont reçus au ministère de l'Education: voici quelques visages et porte-parole qui ont émergé de la mobilisation lycéenne et étudiante.
Ryad Rani et Marius Mesnil
"La mobilisation continuera et nous ne lâcherons rien": comme depuis une semaine, Ryad Rani regard droit et voix posée, est le premier jeudi à prendre la parole devant la forêt de micros, lors de la manifestation place de la Bastille à Paris.
Le président de l'Union syndicale lycéenne (USL), 19 ans, fraîchement bâchelier et candidat sur une liste d'union des gauches menée par LFI à Wattrelos (Nord) d'où il est originaire, se défend d'être "un leader", mais se voit plutôt comme "un relais" des lycéens.
Au même moment jeudi, Marius Mesnil, autre figure de l'USL, dont il est le co-secrétaire général, est reçu par le ministre Edouard Geffray. A la sortie de l'entretien, le Francilien membre depuis 2024 du conseil académique de la vie lycéenne de l'académie de Créteil, appelle devant les caméras à "amplifier la mobilisation".
Louis Letoublon
Pas encore 17 ans, Louis Letoublon aussi prend la parole sans ciller dans la cour du ministère, comme vice-président de l'organisation née fin 2020, Les Lycéens !
"Mon organisation est apartisane, on n'est lié à aucun parti politique, aucun d'entre nous n'est encarté ou militant dans un parti politique. Par contre, nous ne sommes pas apolitiques, nous défendons des mesures politiques", affirme vendredi sur BFMTV/RMC cet étudiant en première année à Sciences Po Bordeaux, selon sa page LinkedIn.
Comme la plupart des porte-voix du mouvement, son engagement lycéen n'est pas né aux premiers blocages puisqu'il a été élu au Conseil supérieur de l'Education en 2025-2026.
Nathanaël Combary
Supprimer ou modifier ParcourSup ? Sur le plateau de BFMTV/RMC vendredi, Louis Letoublon affiche son désaccord avec Nathanaël Combary, 18 ans, tout juste bachelier au Mans.
La présidente de Renouveau lycéen Daphnée Dié (g), le président du CA de Renouveau lycéen Nathanaël Combary (c) et le vice-président des Lycéens! Louis Letoublon devant le ministère de l'Education nationale à Paris, le 2 octobre 2026 ( AFP / Ludovic MARIN )
"Etudiant engagé" depuis la rentrée à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco), selon sa page LinkedIn, Nathanäel Combary est président depuis janvier 2025 du conseil d'administration du Renouveau lycéen, fondé en 2021. Une association "rattachée à aucun parti et aucun mouvement de jeunesse", qui "assume d'avoir des jeunes qui sont encartés dans tel ou tel parti ou des jeunes qui ne sont pas du tout intéressés par la politique", explique-t-il. Lui-même est adhérent de Renaissance.
Elwan
Au-delà des organisations lycéennes pré-existantes au mouvement, il y a les visages qui jaillissent sur les réseaux sociaux au gré d'une prise de parole affûtée. Comme Elwan, lycéen du 9e arrondissement parisien. Sa longue réplique cinglante, sur une chaîne Youtube proche de l'extrême droite, est devenue virale. Un succès qui le fait rencontrer, à la manifestation de mardi, Jean-Luc Mélenchon à qui il dit "qu'il l'adore".
"Moi ça me fait plaisir d'être vu comme ça sur les réseaux sociaux, mais je ne veux pas non plus prendre la grosse tête", dit-il à Quotidien, appelant les médias à plutôt "valoriser les gens de banlieue", quand lui-même est "blanc" avec "un capital culturel assez conséquent".
Cette notoriété soudaine l'amène jusqu'au plateau de LCI. Lieu de clash avec une étudiante, également repérée pour sa verve et ses phrases bien tournées: Louise Montangon, opposée au mouvement.
Louise Montangon
Cette étudiante en philosophie, responsable syndicale à l'Uni à Bordeaux, et candidate sur la liste RN de la ville aux municipales, se fait remarquer par une pique lancée à Gabriel Attal sur LCI: "Ca sert à rien de me regarder avec votre petit sourire, vous êtes le visage du laxisme".
La jeune femme de 22 ans est une invitée récurrente de CNews qui la présente comme "une star".
Sabrine Kharbach
"Tant qu'il n'y aura pas 10 milliards qui seront sur la table, on n'arrêtera pas de se mobiliser", n'a cessé de marteler toute la semaine, l'une des voix de l'Union étudiante depuis 2025.
Sabrine Kharbach, porte-parole de l'Union étudiante, lors d'une manifestation à Paris, le 6 octobre 2026 ( AFP / Kenzo TRIBOUILLARD )
L'étudiante marseillaise, en master d'anthropologie sociale, également élue au Conseil national de l'enseignement supérieur, qualifie le ministre de l'Enseignement supérieur Philippe Baptiste, d'"irresponsable, qui ne sait pas prendre des décisions" et appelle à s'adresser "directement" au Premier ministre Sébastien Lecornu.
Suzanne Nijdam
"Jusqu'où ça va aller pour que cette situation se calme ?". L'interrogation rhétorique est de Suzanne Nijdam, réélue en septembre présidente de la Fage, première organisation étudiante, également en tête des mobilisations.
"Les clés de l'apaisement qu'on nous demande tant, c'est que le gouvernement réponde à ces revendications par des mesures budgétaires concrètes", y répond l'étudiante sage-femme à Dijon.

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